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Marin (toujours) 2016

Marin (toujours) 2016

retrospective...Mars 2014

Nous vous envoyons quelques nouvelles de notre Moe…en cure de jouvence
Le chantier s’étire, les jours ralongent…
Vas-on sortir avec Moe cette année, ce n’est pas trop sure,
D’autant qu’on lui a peut-être trouvé un petit frère (qu’on a pas cherché, c’est une occasion qui se présente), un sloop acier, lui immédiatement navigable et le plan serait de rentrer avec lui vers l’Europe… si toute fois l’affaire se fait…

2 ans plus tard.... ...

Le petit frère s‘appelle maintenant Jirishanka. Nom compliqué, mais choisi pour ses douces sonorités; un nom qui chante. Ce nom, nous l‘avons ramené d‘Amérique du sud d’un sommet andin aussi magnifique que technique.

Nous en avons donc fait l’acquisition en avril 2014. 2015 n’a été qu’une succession de surprises, nous touchions quelque chose et ça ne se passait pas comme prévu... -entre corrosion, électrique et mécanique-ce qui nous a empêché de nous déplacer d’un pouce depuis!

Depuis quelques jours -nous sommes en janvier 2016!- moteur , transmission et inverseur sont à nouveau opérationnels, ainsi qu’un certain nombre d’autres choses, de sorte que nous pensons bouger très bientôt, mais d’abord vers un chantier pour le sortir de l’eau!

Nous avons fait tous les travaux au mouillage , ce qui permet quand même la baignade, mais pour moi, j’ai vraiment retrouvé le sourire depuis que l’on a une annexe à moteur suffisamment fiable et puissante pour nous amener en mer sur nos sites d’apnée et de chasse sous marine. Le chantier, ainsi entrecoupé de nos sorties, n’a plus rien d’ingrat puisque j’ai retrouvé ce que j’aime tant... et Veit est très heureux d’en profiter aussi (d’accompagner sa femme, comme il le dit).

Journal 2016


2 janvier 2016

Le 1er est passé trop vite et le second avec ses difficultés ...
Le premier janvier, avec les premières heurs de jour,nous avons sauté dans notre annexe avec tout notre matériel habituel de chasse sous marine. Direction toute sur le tombant d’un haut fond en mer, en face du Club Med. Il est marqué par une grosse balise rouge qui délimite le canal d’entrée dans le port du Marin.Beaucoup de trafic de bateau donc à cet endroit en surface, mais sous l’eau nous avons repéré que c’est un passage de prédilection du pélagique. Le fort vent limite le choix des spots, et au matin du 1er janvier, il doit y avoir moins de rtafic que d’habitude autour de cette bouée.
Nous voilà en mer, comme si souvent, la visibilité n’est pas bonne si bien que par 10m, 12m de fond, on se perd déjà de vue. Nos palmes blanches nous aident ; travail en alternance se celui qui plonge, et de celui qui observe en même temps la surface (les bateaux) et le plongeur.
En chassant dans le canal je pense à tous ces poissons qui ont du apprendre à vivre dans un bruit continu, omniprésent : tous ces moteurs hors bord que l’on entend de si lois sous l’eau... Il est devenu très inhabituel de ne pas les entendre! ... 1er janvier au matin ici : le calme sois l’eau, l’entends la mer, j’écoute les poissons sans arrière fond humain. le plus souvent je les entend «gronder», ou «taper» ou «grogner» à leur façon. je n’ai pas entendu le miaulement de baleines. j’aime l’entendre, mais ce n’est pas lui que j’attends en particulier. Celui que j’attends, celui que je m’attends à entendre à chacune de mes plongées, c’est le son qui caractérise le tazar, ou celui du baracouda. Veit a attrapé une jolie carangue solitaire en début de séance, mais depuis deux heures, rien. nous nous déplaçons le long d’un tombant qui s’émousse vite, visitant quelques pierres, j’entends des poissons rouges, et d’autres «petits», sinon, rien.Nous revenons sur notre tombant bien marqué dans le chenal.Je veux descendre mais Veit me stoppe signalant l’arrivée d’un catamaran vers nous. Nous nous rabattons vers la bouée, le catamaran passe et j’entame tout de suite ma descente. près du fond, me stabilise, le regard dans le corail et dans le «vert»(la couleur de l’eau ici). Je l’entends alors derrière moi qui se signale, qui m’appelle, «Grong». l’instinct de chasse a alors fait le reste puisque ma flèche ne lui a pas laissé le temps d’un soubresaut. Je remonte avec mon baracouda de 4 kg, de quoi clore la chasse pour aujourd’hui, et aller souhaiter la bonne année aux amis en partageant ce présent (... pour ceux qui mangent du baracouda, certains n’y touchent pas par peur de la ciguarera présente dans les îles plus au nord )


6 janvier
Ca ne sert à rien de changer d’année, si c’est pour que les jours courent encore plus vite!!!

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